Texte commun de Youth For Climate et EPLP contre les réformes Blanquer

Conférence de presse du mouvement « Bloquons Blanquer »  du mercredi 12 juin à l’EHESS.

Prise de parole des collectifs Enseignant.e.s Pour la Planète et Youth For Climate France

Une école pour le monde qui vient

Nous sommes tous venus le dire aujourd’hui : l’école est le fondement de notre société et le rempart de notre démocratie. Une école dégradée nous menace tous. 

C’est conscients de cela que nous, collectifs Enseignant.e.s pour la Planète et Youth For Climate France avons décidé d’apporter notre soutien à toutes les formes de la mobilisation contre les réformes, y compris la grève des examens. Nous rejoignons les professeurs et personnels en lutte car il est plus que temps d’unir nos forces pour protéger ce qui peut encore l’être de l’avenir de notre jeunesse.

A la fois militants écologistes et acteurs de l’éducation, en effet notre inquiétude est vive : il est selon nous une évidence que l’école que l’on nous impose aujourd’hui, dans ces réformes qui se prétendent en adéquation avec leur temps, sera au mieux inefficace et au pire délétère pour faire face aux crises écologiques, énergétiques et donc sociales, morales et démocratiques qui se profilent. Nous voulons dire à Monsieur Blanquer que c’est une chose de vouloir revenir à l’enseignement traditionnel des savoirs fondamentaux, mais c’en est une autre de nier les enjeux de notre époque. Cette année, les élèves ont entendu parler, dans les médias ou sur internet, avec plus ou moins de pédagogie, « d’effondrement », de « fin du monde », « d’extinction de masse ». L’école, elle, n’en a pas dit un mot. Quelques enseignants ont tiré la sonnette d’alarme devant ce mutisme, et surtout quelques dizaines de milliers de lycéens et d’étudiants sont allés crier dans les rues qu’ils voulaient savoir, comprendre, être informés et formés pour faire face au monde qui vient. En vain.

La réponse institutionnelle a été et demeure désolante. Et c’est pourquoi les jeunes de Youth for Climate France sont avec nous : c’est à eux et à leurs camarades que s’adresse cette réforme, et ils ne peuvent manquer de s’indigner devant son obsolescence quant aux enjeux écologiques. La place des sciences recule dans l’enseignement, le contenu des programmes de sciences et vie de la terre ou de géographie a 15 ans de retard sur la recherche scientifique, les formations liées aux questions écologiques restent infimes, les élèves orientés trop tôt sont confinés dans des savoirs de plus en plus étriqués, alors que tout plaide pour un enseignement décloisonné, polyvalent, permettant l’émergence de citoyens conscients et d’une société résiliente.

Pour nous imposer cette série d’aberrations, le ministère ne trouve pas mieux que de durcir le ton et de multiplier les mesures d’intimidation.

Mais, Monsieur Blanquer, vous ne ferez taire personne. De cette école pensée pour le court-terme, vendue aux intérêts du marché et de ceux qui détruisent notre planète, nous ne voulons pas. De ce projet de transformer nos élèves en agents consommateurs, dociles et désinformés d’un système qui les condamne, nous serons des adversaires infatigables.

Par conséquent, nous demandons aujourd’hui, en accord avec l’ensemble des collectifs ici représentés, un moratoire immédiat sur les réformes prévues pour l’année prochaine et la tenue dès le mois de septembre d’Etats Généraux de l’Education.

Retrouvez l’intégralité de la conférence ici

Retrouvez la tribune « Pas de tri sélectif dans l’école de la République » signée entre autre par Ludivine Bantigny, Annie Ernaux et Antoine Peillon ici

EPLP rejoint la mobilisation contre les réformes Blanquer

EPLP sera demain en conférence de presse aux côtés de nos collègues du mouvement BLOQUONS BLANQUER. Nous avons décidé au sein du collectif EPLP de soutenir pleinement la mobilisation contre les réformes Blanquer (loi dite sur « l’école de la confiance » et réforme du lycée). Nous appelons tou.te.s les collègues à s’informer (www.bloquonsblanquer.fr) et à se joindre à ces mobilisations, en particulier la grève des examens à partir du 17 juin. Outre que nous partageons les critiques et les inquiétudes de nos collègues, nous voulons rappeler ici la convergence de nos préoccupations :

  • Nous voulons voir préservée notre liberté d’expression, remise en question par l’article I de la loi sur l’Ecole de la Confiance
  • Non seulement nous voulons être mieux formé.e.s nous-mêmes (sur les enjeux écologiques en particulier) mais nous refusons absolument que des élèves soient confié.e.s à des étudiant.e.s non formé.e.s au métier d’enseignant.
  • Nous nous inquiétons de voir une spécialisation utilitariste de nos enseignements en raison de la réforme du lycée, en particulier du lycée professionnel, alors même que l’incertitude des temps demanderait de favoriser la polyvalence et la pluralité des savoirs et des savoir-faire, et de donner avant tout à chacun les moyens de son émancipation.
  • Nous dénonçons le recul de la place des sciences dans la formation de tou.te.s les lycéen.ne.s suite à la réforme du lycée général et du lycée professionnel
  • Nous déplorons une réforme qui pénalise les territoires ruraux et périurbains au profit des établissements de centre-ville et qui, plus globalement, fragilise les équipes et enterre l’idée de l’égalité entre les territoires.

Nous lirons demain lors de la conférence de presse un texte rédigé avec Youth For Climate France, qui a également décidé de rejoindre la mobilisation.

Newsletter #4

ACTUALITES  

Mobilisation internationale pour la planète vendredi 24 mai

Après le 15 mars, continuons de dire l’urgence écologique et climatique, faisons en sorte que la mobilisation à venir soit à la mesure des enjeux que nous avons commencé à vivre. Informons, débattons, sensibilisons, luttons pour l’avenir de nos enfants, de nos élèves.

Une affiche et des tracts pour informer, et mobiliser le plus grand nombre d’enseignant.e.s.

Lycéen.ne.s et collégien.ne.s, par la voix de Youth For Climate, interpellent leurs enseignant.e.s dans une lettre, à diffuser sans modération.

Le collectif répond à Jean-Marie Blanquer et François de Rugy dans une lettre ouverte publiée dans Médiapart, suite à l’entretien de la délégation d’Enseignant.e.s pour la Planète avec deux secrétaires d’État des ministères de l’écologie et de la transition écologique et de l’Education Nationale (voir Newsletter #3)

A LIRE, A VOIR

 L’humanité en péril. Virons de bord, toute !  de Fred Vargas

Épuisement des matières premières, pénurie d’eau, déforestation, émissions des gaz à effet de serre responsables du réchauffement…dans son livre, l’auteure de polars Fred Vargas, docteure en archéozoologie et chercheuse au CNRS, passe en revue les causes de l’état déplorable de la planète et du monde vivant. Elle propose des actions concrètes mais aussi leurs limites. Elle dénonce le système productiviste qui dirige le monde, sa responsabilité face à la désinformation dont est victime la population mondiale depuis 40 ans. Les lobbys agroalimentaires, entre autres, sont en ligne de mire de cet essai coup de gueule indispensable.

 « On est face à la plus grande tragédie qu’ait jamais vécu l’humanité et les politiques sont absents, impotents. Et au lieu d’aller dans le bon sens, on va dans le mauvais sens.»

Une interview de Fred Vargas sur Franceinfo ici

Philosopher avec Miyasaki : Nausicaä, la revanche de la nature

Emission « Les chemins de la philosophie », sur France Culture.

Tiré d’un manga qu’il a lui-même écrit, Miyazaki réalise « Nausicaä de la vallée du vent », son second long-métrage, en 1984. Le film met en scène une jeune fille, Nausicaä, qui doit sauver la planète envahie par la pollution, la forêt toxique appelée « fukaï », et en proie aux guerres dans les communautés survivantes…

Cette oeuvre, située dans un futur post apocalyptique, « porte en elle  l’esthétique rétro-futuriste, un mélange de choses anciennes et futuristes »  comme l’analyse l’invité de l’émission, Raphaël Colson, essayiste spécialisé dans l’étude de l’imaginaire populaire et l’imaginaire futuriste. Dans son film, Myisaki mène une réflexion sur l’éthique de la terre.  Doit-on dominer la nature ? Doit-on chercher l’équilibre ?

Et la bande-annonce de Nausicaä ici 

Le rapport de L’IPBES

L’IPBES )Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services) est un organisme intergouvernemental regroupant 450 expert.es du monde entier. Sa mission est d’évaluer l’état de la biodiversité. Après 3 ans de recherche, il a publié un rapport très alarmant le 6 mai 2019, repris et analysé par TV5 monde et Géo.

Retrouver nos liens sur ce rapport et la biodiversité ici

AGIR DANS LES CLASSES

Dans le cadre de la mobilisation du 24 mai

Vous trouverez ici de nombreuses ressources proposées par Enseignant.e.s Pour La Planète.

Contribuer à l’observation de la biodiversité et des écosystèmes

Le portail des Observatoires Participatifs des Espèces et de la Nature (OPEN) recense et permet à chacun.e, spécialiste ou amateur, de participer à des programmes de sciences participatives.

Ces observatoires ont pour objectif d’améliorer les connaissances, mais aussi d’éduquer et sensibiliser aux enjeux sur la biodiversité, à travers l’implication citoyenne et la pédagogie par l’action. Le site met à disposition de nombreuses ressources pour s’impliquer ou s’informer.

Des outils pour la mobilisation du 24 mai

Voici comme pour le 15 mars des outils pour susciter la mobilisation dans nos établissements. Bonne mobilisation!

Nos élèves s’adressent à nous

Les jeunes de Youth For Climate France, qui sont des étudiant.e.s et des lycéen.ne.s, nous ont demandé de diffuser ce texte, qu’ils/elles adressent directement à leurs profs. Texte à diffuser largement dans les salles des profs!

Voici un extrait : « En tant que professeurs, vous êtes les personnes que nous côtoyons le plus dans la journée. C’est vous qui nous ouvrez au monde en nous instruisant, c’est par vous que l’on grandit. Nous avons besoin de vous, avec nous, dans les rues le vendredi 24 mai ! Ensemble nous pouvons changer les choses : l’État britannique a déclaré l’état d’urgence climatique, nous pouvons arriver à la même chose en France. »

Notre lettre ouverte publiée sur Médiapart

Voici le contenu de notre lettre ouverte à Jean-Michel Blanquer et François de Rugy publiée ce matin sur le blog de Médiapart et mise en Une par la rédaction du journal.

Messieurs les ministres,

          Nous sommes un collectif d’enseignants, exerçant de la maternelle au supérieur. Nous avons lancé, en début d’année, un appel, celui des Enseignant.e.s Pour la Planète. Il a été signé par 5000 collègues, originaires de toute la France.

Vendredi 19 avril, nous avons été reçus par deux conseillers de vos ministères respectifs. La discussion a été très aimable sur la forme, mais très inquiétante sur le fond.  Voilà pourquoi vous recevez cette lettre.

          Messieurs les ministres, les médias et l’opinion publique se font aujourd’hui l’écho des cris d’alarmes lancés par des milliers de scientifiques depuis des années. Nos élèves entendent à la télévision ou sur internet que l’humanité pourrait disparaître, que des épidémies, des évènements climatiques extrêmes, des famines et des guerres sont possibles à court terme, y compris en Europe, que le vivant est menacé partout. « La fin du monde » entendent-ils comme une ritournelle. Peut-on imaginer plus angoissant ?

          Et pourtant, rien de tout cela ne franchit les portes des salles de classe. Pour y faire face, nos élèves sont livrés à eux-mêmes, à la merci potentielle de guides manipulateurs et mal intentionnés. L’Education Nationale tient sur le sujet un discours vague, interrogatif, qui a 15 ans de retard sur les conclusions des scientifiques à présent unanimes sur les conséquences déjà visibles ainsi que sur les risques à venir.

Contrairement à ce que nous ont répondu vos conseillers, la gravité des crises, l’urgence absolue dans laquelle nous sommes, ne relèvent pas d’une « opinion idéologique ». C’est bien la raison, appuyée sur la science, qui commande de les regarder en face.  Nos élèves, qui héritent d’un monde si abîmé, ne peuvent être laissés dans l’ignorance, la confusion ou bercés d’illusions quand, comme il nous l’est demandé dans le BO du 26/11/15, nous devons paradoxalement leur présenter « la vulnérabilité des espaces humains » mais « en insistant sur les capacités des sociétés à trouver les solutions permettant d’assurer un développement durable », capacités jamais démontrées. Refusant le déni, les non-dits et les vœux pieux, nous devons au contraire nous assurer que tous nos élèves entendront une réponse rationnelle, humaniste, républicaine et laïque à ces défis qui nous menacent.  

Vos conseillers ont cru nous rassurer en nous apprenant que l’écologie serait l’une des dix thématiques retenues pour le Service National Universel, qui réunira pour deux semaines tous les jeunes de 16 ans en 2023. Cela nous a consterné : est-ce ainsi que vous gérez l’urgence ? Avez-vous compris dans quelle échelle de temps nous devions agir ?

Parlons des actes justement. Alimentation, énergie, transport des élèves et des personnels… nous avons évoqué avec vos conseillers le fait que l’Education Nationale devait revoir tout son fonctionnement et devenir exemplaire sur le plan écologique, et ce dans un délai court.

Ils ont eux-mêmes concédé que le gouvernement avait peu de projets en dehors d’une rénovation énergétique des bâtiments, et s’était emparé d’une proposition faite par les élèves du CNVL (Conseil National de la Vie Lycéenne) sur la traçabilité des produits proposés dans les cantines. Nous nous attendions à entendre parler circuits courts et visite à la ferme. Quelle ne fût pas notre surprise de découvrir qu’il s’agissait d’un projet de plateforme numérique qui assurerait sur les producteurs (ainsi mis en concurrence) une collecte et un stockage d’informations (blockchain).   Messieurs les ministres, les bras nous en tombent : voilà un projet terriblement énergivore, ravageur pour les petits agriculteurs, et qui non seulement entretient l’illusion que la technologie sera la clef de tous les problèmes écologiques, mais aussi conforte l’élève dans sa posture de consommateur, avant tout client d’un marché, qui fait primer la question de son confort et son intérêt sur tout le reste, sans penser un instant au coût écologique et social de ses choix.

Nous ne sommes pas plus rassurés quand vos conseillers évoquent la proposition de ces mêmes élèves d’organiser des « cleanwalk » dans leur ville : ne pensez-vous pas que c’est le rôle d’un service public de dépolluer un territoire, que cette initiative dédouane de toute remise en question les industriels fabricants et qu’elle entretient le mythe d’une économie circulaire dont nous sommes en réalité à des années-lumières ? Rien ne va dans ces projets, mais ils sont révélateurs de ce qui dysfonctionne : l’Education nationale reste prisonnière de la fable du « consomm‘acteur » qui pratique les éco-gestes, comme si cela pouvait à soi seul régler quoi que ce soit. 

Nous souhaitons tout autre chose : c’est d’une nouvelle culture dont nos élèves ont besoin, en devenant avant tout des producteurs de ressources, des réparateurs d’écosystèmes, des protecteurs du vivant et de leur environnement. Ces élèves doivent voir que toute l’institution se met en branle et accepte de changer de cap. Soyons clairs une fois pour toute : il ne s’agit en aucun cas de revenir « à la bougie » dans nos écoles. Notamment, nous ne versons dans aucune technophobie. En revanche, nous disons que l’école doit être exemplaire dans son refus du gaspillage et dans sa quête de sobriété à tous les endroits.

Sur le numérique par exemple, nous demandons que tous soient formés à des usages drastiquement économes des outils, et informés des coûts écologiques réels de ces outils. Nous réclamons aussi que soit pris en compte et payé le temps nécessaire au nettoyage des outils numériques (boîtes mails, ENT…) que nous sommes obligés d’utiliser, sans jamais avoir de temps dédié pour les gérer de façon responsable. Nous demandons aussi que soit réalisé un audit du numérique dans l’Education Nationale, afin de prendre la mesure de ce que coûte, d’un point de vue écologique, la numérisation et surtout le stockage sur des data-center de millions des cahiers de texte, de documents vidéos et sonores, de bulletins et livrets scolaires, de feuilles d’appel, et de la mettre en regard des progrès réels faits en matière de décrochage ou de réussite scolaire.

En la matière, nous nous inquiétons fortement de l’influence que quelques groupes exercent sur votre ministère, tel que Microsoft ou Google. Est-il vertueux que l’Education Nationale travaille avec des entreprises aussi controversées, alors que des logiciels libres, respectueux de la vie privée et infiniment plus sobres énergétiquement sont à disposition de chacun ?

Nous vous invitons donc à revoir à l’aune de ces considérations chacun de vos partenariats, et ce dans tous les domaines.

Messieurs les ministres, nos établissements doivent devenir les lieux où se prépare activement la société de demain.  Aujourd’hui nos enfants, particulièrement les plus jeunes, passent leurs journées entre quatre murs et ne sortent que pour trouver un environnement toujours plus bétonné ou artificialisé. De leurs écrans à leurs terrains de foot en gazon , sol mort s’il en est, nos jeunes vaquent hors de tout écosystème. Il est de notre responsabilité de remédier d’urgence à cela. 

Faisons cours dehors, allons lire sous les arbres, écrire sur les plages, allons marcher et observer la forêt, faisons du jardinage et du petit élevage autour des écoles, c’est urgent, cela ne coûte rien et ce sera un bénéfice immense pour la santé physique et psychique de nos élèves. Et là où il n’y a ni plage ni forêt, apportons-les. Végétalisons toutes les cours et les pourtours d’école, et transformons-les en prairies, en pâturages, en potagers. Outre que cela réduira l’impact du réchauffement dans les zones urbaines et limitera le risque d’inondations, cela permettra à nos enfants de sentir l’évidence de ce qui les relie à la nature et la nécessité absolue d’en prendre soin.

Mais surtout, si nous voulons que cette société de demain soit porteuse d’espérance pour nos jeunes, il nous faut leur démontrer qu’elle pourra être plus riante, plus belle, plus solidaire et bienveillante,et nous rendre infiniment plus heureux que la société que nous abandonnons.

Messieurs les ministres, nous sommes fonctionnaires. Ethiques et responsables, nous déclarons que nous ferons notre devoir.

Ferez-vous le vôtre ?

Newsletter #3

ACTUALITÉS  

À VENIR / Mercredi 1er mai

Des cortèges «climat » participeront aux manifestations un peu partout en France. EPLP soutient l’initiative d’Unis pour le Climat « pour un 1er mai social et climatique » et s’associe aux points de RDV donnés ci-dessous. 

Liste au 25 avril :
Annecy : https://www.facebook.com/events/2214179078898720/
Bayonne https://bizimugi.eu/la-solidarite-plus-forte-que-les-premie…
Besançon : https://www.facebook.com/events/832134253818320/
Brest : https://bourrasque-info.org/spip.php?article1437
Bordeaux : lien à venir
Grenoble : https://www.facebook.com/events/384173605768468/
Lyon https://www.facebook.com/events/298145817531270/
Paris https://www.facebook.com/events/2262793880650497/

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évènements passés / Vendredi 19 avril : une délégation eplp reçues par deux secrétaires d’état

Une délégation de Enseignant.e.s Pour La Planète a été reçue vendredi 19 avril par deux  secrétaires d’état, Pierre Manenti auprès du ministère de la Transition écologique et solidaire, et Antoine Evennou auprès du ministère de l’Éducation nationale.

Après la lecture de la déclaration de solidarité des enseignants du collectif, la discussion s’est engagée autour de trois constats portés par EPLP :

– Les élèves et les professeur.e.s ont des besoins importants de formations sur les enjeux écologiques et climatiques ;

– Les établissements scolaires et l’institution Éducation nationale ne prennent pas ou très peu en compte les enjeux écologiques et climatiques dans leur fonctionnement ;

– Les élèves n’ont plus de contact avec la nature, ce qui nuit à leur santé et les empêche de prendre conscience de sa destruction.

Les interlocuteurs ont partagé les deux premiers constats. Mais les réponses du gouvernement aux revendications du collectifs sont loin d’être à la mesure de l’urgence climatique et écologique :

– Concernant la formation des élèves, le gouvernement prévoit, dans le Service National Universel, qu’une des 10 thématiques soit consacrée aux questions écologiques. Seulement, ce dispositif ne sera mis en place qu’en 2023, et ne touchera que les jeunes volontaires …donc pas toute une classe d’âge, contrairement à ce que laisse entendre le gouvernement.

– Concernant la formation des enseignant.e.s, les conseillers n’ont pas apporté de réponse et se sont défendus d’une quelconque idéologie portée par les programmes, arguant que ces derniers se devaient d’être neutres pour être appropriables par les enseignant.e.s (sic).

– Concernant le fonctionnement des établissements scolaires, le gouvernement s’appuie sur sa rencontre avec les élu.e.s du CNVL (Conseil national de la vie lycéenne), leur proposition de clean-walks et le traçage informatique des produits dans les cantines. Il favorise donc une approche technocratique qui ne prend en compte ni la pollution, ni le gaspillage de ce dispositif et reste cantonné à de petits changements de pratiques, loin des revendications d’EPLP qui réclame un changement de paradigme. Le gouvernement étudie aussi la mise en place d’éco-délégués et de référents enseignants dans les établissements.

Pour conclure, les interlocuteurs de la délégation d’EPLP ont été à l’écoute mais peu de propositions ont finalement été faites et rien ne semble ébranler le gouvernement qui ne partage pas la vision systémiques des crises écologiques et climatiques, ni leurs liens avec le système économique.

ÉVÈNEMENTS PASSÉS / VENDREDI 19 AVRIL : action de désobéissance civile : « Bloquons la République des Pollueurs »

Ce même vendredi 19 avril,  EPLP a participé à l’action de désobéissance civile d’envergure : « Bloquons la République des Pollueurs », initiée par ANV-COP21, Les Amis de la Terre et Greenpeace.

Les sièges de Total, la Société Générale, EDF et le Ministère de la Transition écologique et solidaire à La Défense ont été bloqués par plusieurs milliers de manifestants, pour dénoncer le fait que la politique climatique de la France se décide là où siègent les entreprises qui saccagent la planète.

Retrouvez ici l’édition spéciale du J-Terre, tournée pendant cette journée.

À LIRE / À VOIR

Nous y sommes, nous y voilà, vidéo

« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? demanderont quelques esprits réticents et chagrins. Oui. On n’a pas le choix. Elle a déjà commencé. Elle ne nous a pas demandé notre avis. C’est la mère Nature qui l’a décidé. » Charlotte Gainsbourg nous raconte la 3ème Révolution. Ce texte a été écrit par Fred Vargas, en 2008. Depuis, la situation s’est encore aggravée.

À voir ici

Retrouvez le texte ici

AGIR LES VENDREDIS 

Thermostat 6, vidéo et dossier pédagogique

Une jeune fille monte sur une table pendant une inondation

Diane n’en peut plus de voir son plafond goutter dans un seau déjà plein, au dessus de la table du repas familial. Tous restent insensibles sauf Diane qui décide de prendre les choses en main.

Dans leur court-métrage d’animation à la fois malin et drôle, Maya Av-ron, Marion Coudert, Mylène Cominotti et Sixtine Dano, les quatre co-réalisatrices, interrogent notre manque de responsabilité face à l’urgence climatique. Dans notre film, la fuite d’eau qui se transforme en débordement, c’est l’emballement climatique qui arrive. On a voulu explorer le déni et l’inaction face à cette catastrophe qui est un enjeu de civilisation », nous expliquent les réalisatrices. Un message d’alerte pour rappeler que la question écologique nous concerne tous, et qu’il est grand temps d’agir avant que le thermostat planétaire n’explose.

La vidéo ici

Et un dossier pédagogique, gracieusement mis à disposition pour EPLP par la réalisatrice pour explorer et exploiter le court métrage en classe. Merci à elle !