Collège Les Epontots à Montcenis (concerné par un projet de débitumisation) crédit photo : Nicolas Roussel

Tribune publiée sur Médiapart le 10 mars 2020.

Pour signer notre appel c’est ici : signatures individuelles OU signatures de structures (association, collectifs….)

À l’appel du collectif Enseignant·e·s Pour La Planète et de SVT Égalité, militant·es pédagogiques et écologistes s’unissent pour défendre une mesure concrète, à portée de main : la débitumisation / revégétalisation des cours d’école et autres établissements scolaires. 

Cette mesure, aussi simple qu’elle puisse paraître, est un premier pas fondamental vers une autre éducation à l’environnement. C’est une mesure essentielle, car elle contribue à créer du lien entre les élèves et la « nature ». C’est là, avec des programmes repensés et des pratiques pédagogiques modifiées, l’un des trois piliers de la mise en place d’un monde résilient et respectueux du vivant. Et peut-être le plus délaissé au sein de l’Éducation nationale.

L’ensemble des indicateurs dressent un même constat, et chaque jour nous amène sa litanie d’arguments supplémentaires : nous vivons une crise sans équivalent historique. 

Nous avons été bercé·es au rythme des alertes concernant les grands mammifères, mais c’est l’ensemble du vivant qui s’effondre aujourd’hui. C’est plus des 2/3 de la biomasse des insectes qui a disparu. En France, les populations d’oiseaux ont chuté d’entre 30 et 70 % selon les espèces, en seulement 30 ans. L’ONU même acte dans un récent rapport le fait que nous sommes responsables d’une 6e extinction massive.

Et qu’on se le dise : les chiffres que nous venons d’égrainer – et qui ne sont que des exemples parmi tant d’autres – ne relèvent pas d’une crise climatique, laquelle est non moins sidérante. Ils sont la conséquence de notre manière de produire nos aliments, de notre façon d’occuper l’espace… La crise est globale et concerne notre façon même d’habiter la Terre, notre rapport à la nature et au vivant.

Deux éléments sont alors à considérer :

    – il devient évident que l’échelle nationale, et a fortiori internationale, est celle de toutes les inerties. Il revient donc à l’échelle locale – et nous ne parlons pas là de l’échelle individuelle, la nuance est d’importance – d’enclencher le changement.

    – Un autre constat s’impose à tou·tes : puisque l’Éducation Nationale a pour vocation de construire un projet de société, c’est à partir et grâce à celle-ci que nous devons agir.

Or sur la thématique environnementale tout ou presque reste encore à faire. Les nouveaux programmes de lycée comme les derniers aménagements concernant ceux du collège montrent que l’on suit toujours une logique qui a pourtant largement démontré son inefficacité. L’accent n’est mis que sur la compréhension scientifique des problèmes, et sur une approche moralisante, anxiogène et réduite aux éco-gestes.

Mais ni les incantations ni les injonctions n’y pourront rien changer. Si c’était le cas, nous le saurions déjà.

Surtout, un pan entier, essentiel, de l’éducation à l’environnement est délaissé : celui permettant de développer un lien entre les élèves et la nature pour qu’elles et ils réinventent leur manière d’être et leur rapport au monde. 

Nos élèves sont totalement déconnecté·es de la nature. Pour un nombre croissant d’entre elles et eux, la nature est quasi absente du quotidien et se résume à l’alimentation, et à une poignée d’arbres s’extirpant du bitume. Et quand elle est présente, c’est pour y voir des « mauvaises herbes », des animaux « nuisibles ». Partout le rapport à la nature est celui de l’exploitation. Partout, la nature n’est vue que comme une ressource à épuiser.

Il est donc urgent de participer au tissage de liens réciproques, car on ne veut protéger que ce que l’on aime. Et l’on n’aime que ce à quoi l’on est relié·e, connecté·e. Cela doit passer par la connaissance, bien sûr, mais aussi, et ce dès le plus jeune âge, par un rapport multi-sensoriel à la nature.

À l’heure des élections municipales, les pouvoirs locaux ont plus que jamais leur rôle à jouer.

Ils ont tous les moyens de peser pour que la nature fasse partie de l’environnement des élèves, en commençant par débitumer et revégétaliser le quotidien, et notamment les cours d’école : faire entrer les arbres, les arbustes, les fleurs ; creuser des mares ; laisser se développer des zones de friches ; organiser des potagers… Autant de terrains d’observations, qu’ils soient exploités ou non avec les enseignant·es.

Cette mesure, bien sûr, est à intégrer dans le cadre d’une réflexion plus globale concernant l’urbanisation : chaque année en France, ce sont 78 000 hectares de surfaces agricoles en France qui disparaissent, notamment sous le bitume, soit la surface moyenne d’un département entier tous les 10 ans. L’incroyable gaspillage de cette ressource naturelle a de graves conséquences à la fois sur le plan économique, social et environnemental : diminution de la biodiversité, affaiblissement de la filière agricole, imperméabilisation des sols aggravant les phénomènes d’inondations, perte de capacité de nos sols à stocker du carbone, détérioration de notre cadre de vie…

Seules de telles mesures en faveur de la réintroduction de la nature dans la cour d’école sont par ailleurs à même de relever le défi posé à l’architecture scolaire par le changement de notre climat. Débitumisation et revégétalisation permettraient en effet de créer des lieux accueillants, résilients, lors des épisodes météorologiques extrêmes amenés à se répéter.

Cela rendra également possible, en diversifiant les activités et en créant des espaces multiples et variés, le tissage de liens sociaux libérés des hiérarchies de genre, comme pouvait les reproduire le classique terrain de football.

Les cours de ce type ne sont bien évidemment pas l’unique réponse à la crise. Il faudra nécessairement mettre en place une pédagogie coopérative et émancipatrice en puisant dans les pédagogies nouvelles et dans les pédagogies critiques, en décloisonnant les disciplines, etc. Reste qu’il s’agit là d’une mesure simple, à la portée des volontés politiques. Elle est un premier pas, une première pierre à l’édifice d’une éducation à l’environnement qui se donne les moyens de ses objectifs.

L’heure est à l’action. Et ce ne sont finalement pas de solutions nouvelles dont nous avons besoin, lesquelles sont déjà à portée de qui veut bien les entendre, mais d’ambition et de courage politique.

En signant cet appel, nous, militant·es pédagogiques et/ou écologistes, appelons les parents d’élève, les citoyen·nes, les personnels de l’éducation, à interpeller l’Éducation Nationale, les candidat·es aux municipales et les élu·es sur cette question et à demander la débitumisation et la revégétalisation des cours d’école et autres établissements scolaires.

Liste des signataires :

Organisations signataires (Pour rajouter votre structure, cliquez sur ce lien)
LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) ; ICEM (Institut Coopératif de l’École Moderne – Pédagogie Freinet) ; Attac France ; France Nature Environnement (FNE) ; Fédération SUD éducation ; FIDL, Le syndicat lycéen (Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne) ; Collectif Questions de classe(s) ; Collectif Lettres vives ; Mouvement Utopia ; Youth For Climate France ; Association PIDAPI (pour la promotion des classes coopératives) ; COP1 Étudiante ; FA-ENESR (Fédération autonome de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche); Profs en transition ; REFEDD (REseau Français Etudiant pour le Développement Durable) ; Récréations Urbaines ; Collectif Citoyens pour le Climat ; Pour un réveil écologique ; ZEA ; Fondation ELYX ; Citoyennes.ens Lobbyistes d’Intérêt Commun ; Alternatives pour des projets urbains ici et à l’international (APPUII) ; CliMates ; Collectif anti crasse ; Unis Pour le Climat et la Biodiversité

Et aussi :
Extinction Rebellion Lyon Rhône / Grenoble / Angers ; Association Conscience et Impact Ecologique ; Biodivercity ;Paris Bascule ; Association Cosmos – culture et écologie; Graine Île-de-France / Centre-Val de Loire ; Pacte pour la Transition Lyon-Métropole ; Carpe Science ; Fridays For Future Pays Basque / Grenoble  ; Collectif Climat du Pays d’Aix  (relais Alternatiba-ANV COP 21 Pays d’Aix) ; Youth For Climate Angers / Paris-IDF / Lyon / Toulon / Brest / Rennes / Toulouse / Strasbourg ; Sud Éducation 78 ; Réseau Éducation à l’Environnement et au Développement Durable Auvergne ; LPO Auvergne-Rhône-Alpes ; Association Sors de Terre ; Les p’tits pins

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Personnalités signataires (Pour rajouter votre signature individuelle, cliquez sur ce lien)


Philippe Descola, Anthropologue, professeur émérite au  Collège de France ; Philippe Meirieu, pédagogue ; Catherine Larrère, philosophe, professeure émérite à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; Roseline Prieur, Professeure de SVT, CRAP- Cahiers Pédagogiques ; Marie Toussaint, eurodéputée, co-fondatrice de Notre affaire à tous ; Jacques Pain, professeur émérite en Sciences de l’éducation, Paris Ouest-Nanterre ; Corinne Morel Darleux, écrivaine et élue régionale ; Agnès Joyeux, militante pédagogie Freinet ; Émilie Hache, enseignante-chercheuse en Philosophie et Écologie politique (Paris Ouest-Nanterre) ; Grégory Chambat, collectif Questions de classe(s)-N’Autre école ; Christophe Bonneuil, historien, Cnrs-Ehess ; Sylvain Wagnon, professeur en sciences de l’éducation ; Maxime Combes, économiste ; Catherine Chabrun, militante pédagogique et des droits de l’enfant ; Alessandro Pignocchi, auteur de bandes dessinées ; Roland Gérard, cofondateur du Réseau Ecole et Nature – Conférencier, auteur, formateur ; Irène Pereira, professeure de philosophie ; Genevieve Azam, économiste ; Baptiste Monsaingeon, enseignant-chercheur en sociologie ; Mélissa Nayral, Anthropologue, Université Toulouse Jean Jaurès ; Sylvain Connac, enseignant-chercheur en Sciences de l’éducation ; Ange Ansour, directrice Savanturiers-Ecole de la Recherche ; Philippe Watrelot, militant pédagogique ; Olivier Dubuquoy, réalisateur ; Laurence Hansen-Löve, Enseignante de philosophie, membre d’EPLP ; François Jarrige, enseignant-chercheur en histoire ; Denis Chartier, Géographe, Professeur des universités ; Julien Lenoir, Moniteur espaces verts en Esat et réalisateur ; Sylvain Grandserre, Maître d’école en Normandie ; Damien Deville, géographe et anthropologue ; Malcom Ferdinand, philosophe, CNRS-université Paris Dauphine ; Moïna Fauchier Delavigne, journaliste et autrice ; Elisabeth Lictevout, hydrogéologue, co-fondatrice de Carpe Science ; Alexandre Magot, enseignant SVT, co-fondateur SVT Égalité, membre d’EPLP ; Diane Granoux, enseignante Histoire-Géographie, membre d’EPLP ; Laurence Marce, Directrice d’école élémentaire (38) ; Ségolène Roy, co-fondatrice de SVT Égalité ; Justine Renard, enseignante SVT, membre d’EPLP ; Carlos Abellanosa, Éducateur de plein air, co-fondateur de Carpe Science ; Andrés Sepulveda, physicien océanographe ; Barbara Martin, proviseure du lycée Joliot-Curie de Nanterre 92 ; Marianne Blanchard, enseignante chercheuse en sociologie, membre d’EPLP ; Perrine Delbury, enseignante et co-fondatrice de SVT Égalité ; Lucie Auvray, militante écolo ; Severine Chauvel,  maîtresse de conférence, Université Paris-Est-Créteil ; Frédéric Nicolas, Ingénieur de recherche en sociologie (INRAe) ; Antoine Boulangé, formateur SVT Inspé Paris ; Jean-Luc Debard, militant associatif (13)Emmanuelle Rivoire, enseignante, membre d’EPLP ; Pierre-Yves Dacheux, enseignant ; Anthony Deltour, militant SNEP FSU ; Virginie Piccolo, enseignante ; Cécile Morzadec, professeure d’espagnol (95) ; Marie Bourdais, enseignante ; Gilles Meuriot, installe à temps plein des forêts-jardins (13) ; Fanny Duchemin, professeure des écoles ; Anaïs Joseph, mère et association De l’Air à Paris (4eme) ; Jeanne-Hélène Faucheux prof des écoles ; Lucie Quéméner, enseignante ; Clarisse Mbobda, enseignante, référente écologie ; Marguerite Gomez, militante pédagogie Freinet ; Jean-Pierre Fournier, enseignant ; Marion Blouin, parent d’élèves ; Janette Deville, enseignante et sympathisante pédagogie Freinet ; Xavier Fleury, enseignant ; Ombeline Accarion, professeure des écoles ; Daniel Gostain, enseignant, militant pédagogie Freinet ; Laure Schneider-Maunoury, enseignante de SVT (91), membre d’EPLP ; Sylvain Dufour, militant pédagogique Freinet ; Siraut Stéphane, Enseignant ; Luc Perot, Technicien dessinateur industriel, Activiste XR Lyon ; Louise Pahun, Enseignante ; Delphine Bonamy ; Geoffray Riboulot, enseignant ; Helena Pinna, enseignante de philosophie ; Annie Thobie, sympathisante pédagogies nouvelles et nature ; Didier Michon, Professeur des écoles, militant Pédagogie Freinet ; Liliane Corre Professeur des écoles, militante Pédagogie Freinet ; Marjorie Madeo, enseignante, membre d’EPLP ; Ninon Vergniol, professeur des écoles ; Josette Ueberschlag, enseignante retraitée ; Emmanuel Audren de Kerdrel, militant syndical et politique ; Michel Mulat – enseignant retraité ; Coraline Soulier, professeure de lycée, Freinet ; Guy Leveau, Adhérent pédagogie Freinet ; Marine Paulhiac-Pison, professeur de SVT ; Elena Klepneva, professeure en retraite ; Kevin Martin, enseignant ; Germaine Paccoud, enseignante retraitée ; Renaud Bertrand,  ex-professeur SVT ; Sylvie Pralong, militante pédagogie Freinet ; Pascale Delbury, professeur des écoles ; Myriam Laïdouni-Denis conseillère régionale écologiste  Auvergne ; Fanny Franconie, professeur des écoles ; Bernard Heurteaux enseignant retraité ; Annabelle Cantala, professeure des écoles ; Joël Potin, enseignant retraité, ICEM 44 ; Pierre Moreau, Conseiller d’éducation populaire et jeunesse (53) ; Julien Le Cuziat, Artiste de spectacle, Varen (82) Anaïs Raphel, artiste de spectacle, Varen (82) ; Anna Moore, Formatrice FLE ; Damien Bocquet- Professeur des écoles (59), militant pédagogie Freinet ; Hélène Schwerer, professeure SVT ; Lionel Marino, enseignant ; Eustacia Dene, tourisme ; Marie-Anne Croix, Professeure de SVT ; Audrey Ducloux, Professeure de SVT et membre de SVT-Égalité ; Linda Maestrini, enseignante ; Caroline Blanchard, professeur SVT (86) ; Delphine Durand, professeur SVT (86) ; Virginie Bordes, Professeure de SVT (66) ; Christine Pouchoulin , professeure des écoles ; Thomas Duval, enseignant de philosophie (05), membre d’EPLP ; Lucie Lacombe, enseignante et représentante syndicale (SNES-FSU) ; Lydie Cochereau, enseignante ; Françoise Loiseau, professeure d’anglais (49) ; Jordi Grau, professeur de philosophie (57) ; Gaëlik Razimbaud, enseignant d’EPS (34)  membre d’EPLP ; Marie Stochitch, enseignante ; Cécile Robic, enseignante ; Stellane Breton, professeure des écoles (22) ; Romain Chat, professeur de physique chimie ; Guy Friquet, retraité éducation nationale (44) ; Roseline Bancel, professeur documentaliste (92) ; Laure Brossin-Pillot, enseignante et chargée de cours à l’Université d’Angers, membre d’EPLP ; Gilles Loiseau, enseignant Angers ; Anne-Catherine Bulteau, enseignante ; Julie Marquet, postdoctorante en histoire, EHESS ; Sylvie Remal, enseignante SVT ; Marina Seder Colomina, enseignante BSE ; J.-F. Martel, militant pédagogie Freinet ; Virginie Verlyndes, enseigante SVT ; Abel Solans, professeur d’histoire – géographie ; Claire Razouls, professeur des écoles en élémentaire ; Stéphane Meunier, professeur SPC ; Agnès Boutraud, Professeur de SVT ; Carlotta Cucuzza, enseignante133 – Benjamin Angé, Enseignant de SVT ; Manon Wicky, enseignante école primaire (83) ; Luz Gozalez Parente, enseignante, membre du mouvement citoyen Agissons Ensemble ; Jean-Marc Moysan, enseignant, représentant syndical (SNES) ; Fanny Hugues, doctorante en sociologie à l’EHESS ; Lorraine Gehl, masterante en anthropologie à l’EHESS ; Marie-Agnès Lemouzy, Commerçante (12) ; Marie Haye, professeure de Lettres en collège (44), militante syndicale (SNES-FSU) ; Agnès Akielewiez, professeure de mathématiques (31), militante syndicale (SNES-FSU) ; Rafaëlle Bove, Professeure des écoles, membre d’EPLP, militante XR Grenoble ; Maud Weber, Étudiante, ex-professeure des écoles ; Sylvain Malgrange, enseignant école primaire (56) ; Christine Bonnaud, enseignante retraitée ; Philippe Bertrand, pédagogie Freinet ; Lila Hebert, Professeure d’Histoire-Géographie, membre d’EPLP (06) ; Carlo de Boisset, Professeur des école, pédagogie Freinet, retraité (69) ; Jeanne Potin, enseignante en maternelle, retraitée -ICEM (44) ; Nicolas Ducourneau, Activiste XR Lyon ; Carole Bonin professeur des écoles , militante syndicale sud education , pédagogie Freinet (71) ; Florence Arribas, professeur des écoles, ICEM (51) et sud educ ; Gilles Mathis, professeur physique-chimie ; Pierre Wolff, étudiant en sociologie des organisations ; Sabrina Giai-Duganera, professeure de français en lycée ; Nadine Huver-Furling enseignante, militante pédagogie Freinet (06) ; Séverine Beaudot, réalisatrice (71) ; Florence Beaudot, vétérinaire (71) ; Aurélie Girardin, secrétaire commerciale en coopérative apicole160 – Maxime Fredon, technicien méthodes dans l’industrie (71) ; Mareira Mariez ; Jean-Baptiste Petit, professeur des écoles (69) ; Muriel Arnaud, professeur SPC ; Marie Melcot-Blanchet, professeur des écoles et maman d’élève ; Natacha Dumortier, femme au foyer, mère de 3 enfants ; Anne-Marie Daubard, Enseignante (71) ; Delphine Berthomieu, enseignante (38) ; Baptiste Bourseul, Ergothérapeute en IME ; Pierre Saintai ; Juliette Misset, enseignante et doctorante en littérature britannique (67) ; Sébastien Berger, ingénieur éoliennes puis professeur de mathématiques (25) ; Sophie Noel, enseignante (13), syndicaliste SUD éducation ; Elodie Ramora, enseignante (69) ; Martine Rodot (13) ; Jacques Jourdanet enseignant puis IEN, retraité, militant pédagogie Freinet (06) ; Agnès Garnier ; Jean-Luc Garnier ; Nadia  Hirêche ; Olivier Domenach, grand-père ; Eliane Le Bonniec, directrice d’école retraitée ; Guillaume Le Hir, enseignant-chercheur (91) ; Brieuc Magot – fonctionnaire ; Célia Oulabsir, fonctionnaire ; Radhia Kahlaoui, Professeure des écoles (13) ; Jean-Marie Michelozzi, ingénieur d’études (13) ; Raphaëlle Cerutti, Enseignante Anglais-Lettres Lycée agricole (13) ; Paul Gauthé ,Coordinateur association « Aux Actes Citoyens (13) ; Pierre Haustrate ; Christian Jactel, retraité ministère Développement Durable ; Claude Rossignol ; Gilles Cerutti, parent d’élèves ; Guillemette Bonnenfant, professeure retraitée ; Odile Bourde, militante SE-UnsA ; Riwanon an Habask, co-présidente Div Yezh Larruen, Déléguée régionale UBAPAR ; Samuel Ferrer, étudiant ; Sandrine Lelté Leclerc, enseignante (49) ; Jean Louis Coquillat, enseignant (49) ; Sandrine Behlert, enseignante de SVT et parent d’élèves (57) ; Aude du Sartz, enseignante (57) ; Aurélie Gestin, co-présidente Div Yezh Larruen, infirmière (22) ; Anaïs Morize animatrice environnement (38) et parent d’élèves ;  Ermisse Nathalie, enseignante (57) ; Jean-Luc Debard, Militant associatif ; Agnès Castelot Porteuse de projet autour de la transition  (13) ; Inès Biondic, enseignante (57) ; Eliane Nowicki, entrepreneur individuel ; Dominique Buchaudon – bibliothécaire retraitée ; Elia Martinez – professeur documentaliste ; Emilie Judin – professeure des écoles (92) ; Bernadette Laval, maître de conférences e.r. ; Gaëlle Guinard, maman de 2 enfants, éducatrice de jeunes enfants, co-fondatrice de l’association « AmBon Café pour mes parents » impliquée dans la parentalité ; Emmanuelle Pruneaud, parent d’élève (14) ; Jean-Philippe Rouquès, enseignant (44) ; Bruno Goube, enseignant (38), membre d’EPLP ; Violaine Songis, enseignante (38) ; Corinne Houdmond, Lunetière et opticienne, parent d’élèves (2 enfants), École Léon Grimault, Rennes (35) ; Denis Mazaud, activiste climat transition (49) ; Claude Paturle-Hazelhoff, collectif « Tilleuls Joppet » (73) ; Guy Fajeau, conseiller municipal Chambéry Cap à Gauche ; Yan Messiez, Directeur retraité de la Maison Départementale de l’Environnement de Seine-et-Marne ; Gilles Amar, berger urbain, fondateur de la ferme-école des Malassis à Bagnolet (93) ; Myriam Laval, enseignante (69) ; Nicolas Roussel, ingénieur territorial (71) ; Benoît Cybulski, enseignant (57) ; Marie Georget (79) ; Rébecca Bolidum, enseignante (57)

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