Nous revenons en classe après un été particulièrement éprouvant. Les canicules, les sécheresses, les feux de forêt, la dévastation du vivant à laquelle nous avons assisté nous ont profondément affectés. Si la colère et un sentiment d’impuissance nous ont évidemment traversées, dans notre association la volonté de continuer à penser les évènements et à agir pour préserver l’habitabilité de la Terre l’ont cependant emporté.
Les élèves que nous retrouvons dans nos classes ont traversé la même période, sans forcément disposer des outils pour comprendre et réagir à la situation. Au contraire, la mésinformation qui s’est répandue dans divers médias a pu nuire à leur compréhension des évènements.
Il nous semblait donc impossible de revenir en classe sans imaginer une manière d’intégrer les évènements de cet été à nos enseignements et d’en faire un objet d’étude, de réflexion, prenant pleinement sa place dans la construction de la citoyenneté. Il a été question dans certains médias de « politiser » la canicule. C’est effectivement, dans la sphère publique, un impératif démocratique. Dans nos classes, nous voulons « problématiser » la canicule. Amener nos élèves à penser, comprendre et réagir à ces évènements, qui ne doivent rien au hasard. C’est le sens des propositions de séquences et de ressources que nous allons publier progressivement.
Les Cahiers Pédagogiques nous ont ouvert leurs pages pour la publication du premier volet de cette série, composé d’une introduction (pour les enseignants) et d’un questionnaire (pour les élèves). L’intention de ce premier temps est de permettre à chacun.e de mettre des mots sur l’expérience vécue, de la conscientiser et de commencer à en construire une mémoire, individuelle et collective.
Nous vous invitons donc à découvrir cette séquence sur leur site :
N’hésitez pas à réagir à ces propositions, n’hésitez pas à nous rejoindre pour en imaginer d’autres avec nous.
Nous vous souhaitons une bonne rentrée.
