Du 26 au 28 août 2019 s’est tenue à la cartoucherie de Vincennes la première édition de l’Université d’été de l’enseignement. EPLP a participé à l’évènement, avec un atelier de 2 heures consacré à l’enseignement des risques et des espoirs écologiques, et un stand où les discussions ont pu continuer après l’atelier et le jour suivant.

Notre atelier d’environ deux heures a réuni trois enseignants membres d’EPLP, une lycéenne représentante de Youth for Climate, et une cinquantaine de participants. Nous avons abordé diverses thématiques, comme l’insuffisance des programmes scolaires en matière d’écologie, la nécessité de recourir à des séquences hors programme pour approfondir ces questions, la réception des discours écologistes par les lycéens et l’attention à porter aux questions d’éco-anxiété, ou encore la reconnexion avec la nature à travers divers projets comme la création de potagers.

L’écrasante majorité des personnes venues participer à l’atelier ont réagi très positivement aux expériences et réflexions développées. La plupart étaient des enseignants, mais nous avons aussi eu des retours de certains parents, témoignant d’une préoccupation écologique apparue de manière parfois brutale et inquiétante chez leurs adolescents.

La lycéenne de Youth for climate qui intervenait avec nous a insisté sur le décalage entre savoirs scientifiques et contenus des programmes par rapport à des questions de choix de société, comme celle de l’alimentation. Ayant elle-même oeuvré pour l’introduction d’une option végétarienne dans la cantine de son établissement, elle nous a fait part des freins institutionnels empêchant ou ralentissant de telles démarches.

Les discussions qui ont suivi autour du stand que tenaient EPLP et les membres de Youth for Climate venues animer une causerie sur le thème de la mobilisation lycéenne pour le climat ont été des plus enrichissantes. Nous avons appris notamment que certaines d’entre elles vivaient dans des familles où la préoccupation écologiste était très peu développée, ce qui est encourageant et contredit une idée répandue selon laquelle seuls les enfants étant personnellement sensibilisés à l’écologie à la maison se préoccupent de l’avenir de la planète.

Pendant les deux journées consacrées à la tenue du stand EPLP, nous avons eu des échanges avec des collègues de tous niveaux (maternelle au supérieur), avec des représentants d’associations, et avec plusieurs étudiants, dont un doctorant de l’EHESS qui souhaite consacrer sa thèse à la question de l’éducation à l’environnement. Nos interlocuteurs étaient déjà convaincus de l’ugence écologique, et nous ont surtout posé des questions concernant la forme et les méthodes de notre enseignement. Nous avons reçu également diverses suggestions et partages d’initiatives rejoignant les projets et la démarche d’EPLP, comme le réseau enthousiasmant des écoles en forêts.

La diversité et le nombre des participants rencontrés, la qualité des échanges, et l’implication remarquable de nombreux bénévoles lors de cet événement nous ont permis de nous réjouir de cette motivation très forte de la part de nombreux enseignants pour faire évoluer l’école et l’adapter aux enjeux du XXI° siècle. Tout cela nous a aussi montré que se rencontrer physiquement est encore la meilleure manière d’échanger des initiatives, de faire naître des solidarités et de monter des projets.